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A la recherche du « Dream Job » : mon CV sous forme de page Facebook

A la recherche du « Dream Job » : mon CV sous forme de page Facebook

Voilà maintenant quelques mois que je m'intéresse de près aux offres d'emplois que je filtre sur différents sites web comme Monster. Je ne recherche pas un boulot à tout prix, c'est justement la chance qui me permet de pouvoir prendre mon temps pour choisir les annonces qui correspondent au mieux aux critères idéaux que je me suis fixés.

Ce "Dream Job", comme je me plais à le qualifier, reste tout de même quelque chose d'accessible car je n'ai pas des prétentions démesurées. Dans son contenu, il correspondrait concrètement aux qualifications dans lesquelles j'excelle par ma formation et mon expérience, une sorte d'intersection entre web 2.0, réseaux sociaux, rédactionnel et infographie 2D-3D-vidéo.

Dans sa localisation, il se situerait dans une grande ville des Alpes, à mi-chemin entre Annecy et Genève.
Beaucoup me prennent pour un fou, et ne comprennent pas pourquoi je ne rêve pas de plages et cocotiers comme eux, à l'image de ces "blogueurs pros" qui aiment partager avec leurs lecteurs leur vie paisible sur les plages brésiliennes ou indonesiennes. Sans l'exotisme, même une ville chaude du Sud comme Toulouse ou Marseille ne correspond pas à mon idéal.

Ce qui me fait "kiffer", c'est regarder les sapins enneigés au pied d'une montagne, c'est respirer l'air froid et pur d'un matin d'hiver, c'est d'entendre le silence absolu masqué par les craquements de la neige sous mes pieds quand je marche. Vous comprenez mieux la photo qui illustre mon blog maintenant. Et puis le froid, ça conserve ! Chacun son truc.

La vie à Sofia, et en Bulgarie en général, est relativement agréable pour des jeunes sans enfant. Mais quand il faut penser famille et avenir, j'ai la certitude que ce n'est pas l'endroit idéal car il offre peu de perspectives, autant pour moi que pour mon fils. J'ai adoré y vivre pendant 9 ans, mais j'ai maintenant la conviction qu'il est temps de tourner une page.
Biensûr, j'ai tenté de proposer mes services comme télétravailleur à quelques employeurs en Europe. Mais l'Europe, ce n'est pas les Etats-Unis. Chez nous, on aime voir et toucher son personnel comme Jean-Pierre Coffe aime tâter une tranche de jambon sans phosphate, on aime le concret et on a parfois l'impression que tout ce qui est loin ou immatériel n'existe pas. Tant pis, il va falloir bouger.

Ah, et puis il y a la question du salaire, celle qui nous fait rougir, nous les Européens et notre tradition du tabou sur l'argent. Je n'ai pas un chiffre précis en tête concernant mes exigences, puisque tout dépend de l'endroit où on vit. Avec 1500 Euros mensuels à Sofia, on vit comme un Nabab. Alors qu'à Genève, on doit frôler la vie d'un SDF.
Tout ce que je souhaite, c'est juste de disposer d'un revenu décent qui me permettra de faire vivre ma famille tranquillement, sans excès mais sans non plus devoir manger des patates tous les soirs à partir du 15 du mois.

Mais t'es original toi, dis-donc !

Un poste qui requiert toutes les qualités et les connaissances que je suis fier d'afficher dans mon CV n'existe tout simplement pas.
Mon parcours professionel et scolaire m'a permi d'acquérir de fortes bases techniques (web – informatique), artistiques (design 2D/3D) et littéraires (rédaction – traduction). Ces multiples facettes que j'adore cultiver depuis 15 ans, j'aimerais les mettre au service d'une société au projet ambitieux, certainement dans un poste d'encadrement, de Community Manager, de Webmaster, de responsable éditorial / média…

Le seul bémol dans cette affaire, c'est que mon CV, dans sa forme, ne reflétait pas du tout ma personnalité, mes compétences et mes aspirations. Je l'avais rédigé dans un simple fichier Word, dans sa forme initiale, la dernière fois que j'arpentais le Web en mode "job finder". C'était il y a 12 ans.
Quatre paragraphes de texte, résumant dans l'ordre ma formation, mes compétences et mon parcours professionnel, constituaient jusqu'alors les 41 Kilo-octets de ce fichier que je venais de dépoussiérer à l'occasion de mes nouvelles recherches d'emploi.

Oui mais…le temps a passé depuis 12 ans ! A l'époque, Facebook n'existait pas. On s'écrivait sur Caramail et on hébergeait ses sites sur Multimania. J'ai beaucoup évolué avec les nouvelles technologies, j'ai appris à monter des blogs, des plateformes e-commerce, des forums, à gérer des communautés, à maîtriser de nombreux outils 2.0…

Pas dupe non plus, je suis loin d'ignorer que je suis le seul. C'est en tout cas clairement ce qu'il ressort de ces quelques mois de recherches actives que je viens de passer. J'ai du envoyer une centaine de CV dans toute l'Europe (principalement Sofia, Annecy et Genève) et je n'ai reçu qu'une infime quantité de réponses, dont 95% étaient des refus (je considère les messages du style "on étudie votre dossier, on vous recontactera…" comme un refus).
La montagne a fini par accoucher d'une souris : j'ai décroché 2 entretiens sur Sofia, qui ont finalement révélé ma surqualification pour des postes sous-payés à 700 euros par mois (j'en parlais déjà ici).

Comme je n'ai pas envie de finir comme ces étudiants Bac+5 qui bossent comme pizzaïolos, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes (notez tout de même que je n'ai rien contre les Bac+5 ou les pizzaïolos). Et c'est surtout une annonce particulière qui m'a motivé pour donner le meilleur de moi-même, et pouvoir y postuler dans les meilleures conditions.
Si j'ai obtenu si peu de réponses, c'est forcément que ma candidature n'a pas attiré l'attention. Elle n'est en tout cas pas sortie du lot au milieu des dizaines ou centaines d'autres candidats.

Alors c'est décidé, je vais jouer la carte de l'originalité et du design. Tant pis si mon CV perd en conventionnalité et peut-être en lisibilité, il faut au moins que les employeurs sachent que j'existe, et qu'ils ont besoin d'un Mac Gyver du Web, polyvalent comme moi !
La semaine dernière, alors que j'éditais quelques paramètres dans mon profil Facebook, j'ai réalisé que cette page contenait en fait la majeure partie de mes informations personnelles et professionnelles.
Bingo ! C'est une page Facebook qu'il faut présenter comme CV. On touche aux nouvelles technologies, aux réseaux sociaux, tout en présentant un travail de graphiste et de rédaction. C'est tout moi !

Evidemment, je ne suis pas le premier à avoir eu l'idée. En comparant ce qui existait déjà, je me suis pas mal inspiré de CV originaux en forme de page Facebook, notamment celui de Claire qui a été ma source principale d'inspiration. Je l'ai ensuite adapté à ma sauce, avec mes propres idées et une mise en page plus fouillée pour convenir à l'énorme quantité d'informations que je dois faire passer dans un simple document.

Après deux jours de réflexion et de Photoshop, voici enfin mon CV 2.0 version 2011 :

Il me reste encore quelques détails à ajuster (à ce propos si quelqu'un peut m'expliquer comment forcer les paramètres d'impression sur 2 pages en orientation paysage pour un fichier JPG ou PDF, je suis preneur), et surtout à traduire pour une version en anglais.
Mais dans l'idée, ce que j'ai mis sur papier écran correspond fidèlement à mon idée d'origine.

Ton CV 2.0 tu devras perfectionner sans cesse

Si je partage en détail toutes mes réflexions sur ce process, c'est aussi pour échanger avec vous et écouter vos conseils et avis sur ce CV.
Est-ce trop osé pour convaincre des gens en costume qui se demandent qui rémunérer de plusieurs milliers d'euros chaque mois en échange de ses connaissances et de son travail fourni ?

A ma place, le rendriez-vous plus sobre, ou au contraire, partiriez-vous dans des délires de type "dialogues Facebook" ? Les idées de Facebook-jokes ne me manquaient pas, mais j'ai tout de même préféré privilégier l'essentiel, à savoir mon parcours. Et puis il est déjà bien assez chargé en textes ce CV, on croirait voir la biographie de Bernard Tapie quand on le regarde de loin ;-)

Ah, et enfin je crois toujours au Père Noël à mon âge. Peut-être que ce CV ou cet article sauront convaincre un visiteur de passage, que je suis la personne qu'il lui faut pour son projet ou sa société ? Vous savez ce que je propose, et ce que je recherche, alors n'hésitez pas à me contacter. Dans tous les cas, un petit commentaire me fera très plaisir.

De mon côté, j'ai bien apprécié de pouvoir mettre au clair mes aspirations en rédigeant cet article. En le relisant, il ressemble presque à une lettre de motivation. Je pourrais peut-être envoyer son URL comme simple message de contact si je trouve un "Dream Job" ;-)

J'ignore encore où ce CV va me mener. Peut-être que dans 10 ans, je vous écrirai toujours du même endroit. Ou peut-être d'ailleurs… Mais je vous donnerai sans aucun doute des nouvelles de ce "Dream Job" qui m'a tant motivé, et pour lequel je vais envoyer ce CV la semaine prochaine.
Alors continuez de me suivre sur ce blog ou sur Twitter, pour savoir si je suis le bon ou le mauvais exemple à suivre !

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12 thoughts on “A la recherche du « Dream Job » : mon CV sous forme de page Facebook

  1. Fouillis dans l’ordre,

    La mémoire des choses enfouies est d’une persistance redoutable.

    Le chaton que sa mère trimballe entre ses dents acérées sans le blesser, toujours dans de nouvelle caches est marqué à vie de cette prise qui reste une obéissance suprême.

    Toi c’est la neige qui crisse et des détails insignifiants pour d’autres parce qu’ils ne répondent pas à un futur, mais un confort mental.

    j’ai mis en temps fou à me rendre compte pourquoi l’odeur du mimosa me rendait de bonne humeur (cf le chaton) et j’ai d’autres repères dont je connais la raison.

    Concernant ton futur j’ai bien peur qu’il te faille admettre que tu es trop intelligent pour aller ailleurs. Ceci est accentué par ton âge qui fera que vers la quarantaine on embauchera un jeune plutôt que toi.

    Ainsi tu t’es d’avance confiné dans ta « marginalité » ; trop intelligent (base de savoirs-faire), mais trop « dangereux » (aux autres) pour être pris ailleurs.

    Je suis moi-même blindé de diplômes acquis en plus de travailler et jamais mis sur mon CV. Ma base de connaissances (non figée!) réside dans mon savoir-faire à détecter, analyser
    , conceptualiser, etc.

    Un « vieux » que je connais; chômeur puis retraité de 20 ans dans la même boite « informatique » (prog) à été remplacé malgré tout par des jeunes ! Carrière pas difficile à retracer pour ses points de retraite…

    Déjà j’amène le sujet sur la retraite et les quelques 160 trimestres dont tu peux demander à la CNAV le parcours (frissons ou pas…)

    Tu risques de suite piger ta marginalité et comprendre que retourner dans la « norme » est utopique pour capitaliser tes 160 trimestres.

    Il est peut-être plus avantageux pour toi de poursuivre dans cette relative marginalité, parcours le mieux-disant au final.

    L’enjeu est multiple et tiens surtout à pourvoir mener ses enfants le plus loin possible dans les études. Ils sont notre TOUT et meilleur investissement personnel et humain. Suivant ses capacités les études peuvent te coûter la « peau du cul », mais au final il s’agit d’un investissement sur son avenir.

    Par ailleurs, autre postulat, dans ces turbulences et aléas de la vie il faut aussi que ton couple tienne.

    A un moment qui n’est peut-être pas encore venu tu peux admettre ta situation et opter pour la trajectoire la mieux-disante en théorie. ce sera rester indépendant de facto et faire de bons contrats ou générer des revenus récurrents.
    Vivre peinard ne veut pas dire glander.

    Je n’écris surement pas que pour toi, mais pour beaucoup d’autres inconnus qui se reconnaitrons. De tous ceux qui aurons réussit à se « marginaliser » par goût ou concours de circonstances devront continuer sur leur lancée. Les autres plus malheureux dans leurs compétences (moins balaises) seront pas en meilleurs ou pire posture.

    En conclusion à l’emporte-pièce tout le monde marne (verbe marner, bosser) pour; un présent assez confortable, un avenir sans soucis financier et une satisfaction d’avoir réussi ses challenges personnels (enfants, baraque, vie de couple et revenus décents) en voulant ou pas péter plus haut que son cul.

    La vie est comme une course (de chevaux) ou tout le monde ou presque part sur la même ligne de départ. Ceux qui sont les mieux placés sont « à la corde » et enfermés dans le peloton. Ceux qui veulent sortir du lot doivent passer en extérieur et fatalement faire plus d’efforts et de distance.

    « Cours Forest », si t’arrête t’es mort (film : Forest Gump) ton Drem-Job c’est ta Dream-Life.

    La bise et courage!

    • Charles, je deviens vraiment fan de tes commentaires et
      tes analogies cinématographiques. Tu n’as jamais pensé à tenir un blog ?
      Tu as vraiment la plume pour ça !

      Je te rejoins entièrement sur ta vision de ceux qui
      empruntent un parcours décalé (marginal semble tout de même un peu fort comme qualificatif).

      Une fois sorti du sentier, c’est un peu comme si on
      sortait de la matrice. Mais les sensations procurées par le goût du steak « virtuel »
      restent encore vives.

      Et tu vises juste également lorsque tu précises que les
      choix sont encore plus délicats pour les « presque » quarantenaires comme
      moi.

      Je fais partie de cette génération de bébés éprouvettes
      qui sont partis au front de la vie professionnelle lorsqu’Internet et les
      nouvelles technologies informatiques ont débarqué dans notre existence.

      J’ai traversé la première bulle Internet, programmé sous
      MS DOS (l’ancêtre de Windows, que du texte, aucun graphique. Si, si, ça existait),
      participé aux premiers sites web, été formé parmi les pionniers de la 3D en France,
      à l’époque où un ordinateur mettait 12 heures pour calculer une image…

      Cette expérience a très certainement une valeur qu’un « petit
      jeune » sorti de l’école ne peut pas apporter à une entreprise, par manque
      de recul.

      Et je parle bien évidemment d’un poste impliquant un
      minimum de réflexion et/ou de management, pas d’un job de production à la
      chaîne où il faut pondre du code ou des logos sans utiliser ses neurones.
      Ces
      jobs-là sont de toute façon amenés à disparaître face à la concurrence des pays
      à bas coût qui vont phagocyter la production de ce type de services dans le
      monde entier (voir un de mes articles précédents).

      Évidemment, cette valeur ajoutée serait totalement
      caduque si je ne restais pas au contact de l’évolution des technologies, là est
      tout l’enjeu pour rester dans la course. Si je ne m’appuie que sur mon passé,
      en effet, je suis mort et hors compétition.

      Mais tant que je garderai le lien, et que je mettrai mes
      connaissances à jour, il n’y aura aucun souci de compétitivité à mon sens. Ce n’est pas une question d’âge, mais d’état d’esprit.

      La question du salaire peut en effet se poser, mais elle
      doit intégrer l’ensemble des données du problème pour pouvoir comparer deux candidats (voir
      paragraphe précédent).

      Pour nuancer le tableau, je n’ai pas la certitude qu’une
      vie de salarié m’apportera nécessairement plus que celle d’entrepreneur. Je pense
      sincèrement qu’il y a du bon et du moins bon dans les deux cas, tout dépend de
      la configuration en cours.

      Je tente juste de trouver le meilleur des deux, et
      pouvoir m’offrir un CHOIX.

      Pour en revenir aux films, s’il y a ceux qui tiennent le
      revolver, et ceux qui creusent, il y a également les fatalistes et ceux qui se
      donnent les moyens de s’offrir un bon jeu.

      J’essaie de m’inclure dans cette deuxième catégorie, en
      ouvrant le maximum d’opportunités qui pourraient me mener vers les objectifs de
      vie que je me suis fixés, pour ma famille et moi, sans m’enfermer dans un choix unique et obstiné.

      On fera les comptes plus tard, mais il n’est pas question
      pour moi d’avoir des regrets, parce que « j’aurais pu essayer de… mais je
      n’ai pas tenté ».

      Merci enfin de m’avoir appris le mot « marner »,
      je n’aurais vraiment pas perdu ma journée et je tenterai de le placer dans un
      prochain article, promis !

      Do skoro !

      • Marner à toujours signifié travailler dur. Je m’en suis rendu compte précisément en marnant. En Normandie (à l’époque) la Sarthe venant du sous-sol émergeait du village d’à coté. Le ruisseau qui passait en bas des champs avait comme un dépôt de limon charrié par le passage de l’eau et surement remonté du sous-sol. J’avais lu sur la richesse de cet élément pour adouber le sol. Comme un con de parisien j’ai pris comme jeu de pelleter ce limon comme du sable d’une lourdeur pas pensable car mouillé (ben oui!) puis par seau amener ça sur les plates-bandes. Quant au résultat je ne rien constaté mais je m’étais occupé à faire quelque chose.
        Concernant la marginalité, je l’assimile à la « norme ». Qu’est-ce qui est normal c’est ce qui ne me dérange pas! La norme n’est pas de vendre des marrons grillés dans la rue, ni de tenir un manège d’enfants. Ces métiers ou travaux sont marginaux et ne nécessitent pas forcément d’être un mimile ou quelqu’un « à la ramasse » pour pour reprendre un terme réducteur et féroce pris dans les dents un jour de haine envers moi. La marginalité n’est pas un chromosome 22, sans jugement de ma part. En fait on est marginal tant qu’on est pas « brillant ». Comme disait mon beau-père ; « un cheval même avec un nom à la con, lorsqu’il gagne le Prix d’Amérique son nom est toujours beau! ». idem pour les œuvres d’artistes qui sont des merdes de leur vivants.
        Amen!
        ps: on voit mal avec ce gris clair pour écrire !

  2. Pardon pour le délai de réponse… Oui j’ai eu de nombreux retours. Si tu retournes sur mon CV, il y a un petit bilan de tout ça (dans « messages »)

    Bonne continuation !

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