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Mon job du jour : jury à l’Institut Français de Bulgarie

Mon job du jour : jury à l’Institut Français de Bulgarie

Une fois n'est pas coutume, j'ai travaillé en Bulgarie pour un client local. Si vous me suivez sur ce blog ou sur Twitter, vous avez du remarquer mon manque d'optimisme quant à la possibilité de développer un business en Bulgarie.

Pour les autres, et pour résumer, mon avis rejoint un peu la tendance générale qui ressort quand on discute avec les gens ici : les opportunités commerciales sur le marché bulgare sont très faibles, car le pays est minuscule (7 millions d'habitants), et les pistons, voire la corruption, représentent ici des alliés bien plus précieux que les compétences ou les idées. A cela s'ajoute le standard de vie bien inférieur qu'en France, et chacune de vos prestations sera payée 3 à 4 fois moins que dans la majorité des pays occidentaux.

Notez bien que cela concerne une activité pour des clients bulgares. Travailler de Bulgarie pour des clients basés à l'étranger est par contre beaucoup plus porteur. Cette alternative a déjà séduit un paquet de mastodontes de l'e-business, ravis de pouvoir implanter ici des call-centers ou des unités de production.

Par exemple, quand vous appelez le service client de Partypoker.fr , de HP ou de Moneybookers (le concurrent de Paypal), vous parlez à un bulgare sans le savoir !

Le DFP Affaires à l'Institut Français de Bulgarie

Pour en revenir à nos moutons, j'ai eu la chance d'être embauché par l'Institut Français de Bulgarie pour participer en tant que jury aux évaluations des candidats aux DFP (Diplôme de Français Professionnel) Affaires, niveau C1.

Ce diplôme vous semble peut être inconnu si vous êtes français vivant en France, mais il a une grande valeur dans tous les pays du monde car il est attribué par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP). En quelques mots, voici le cadre du DFP Affaires C1 :

Le DFP AFFAIRES C1 s’adresse à toute personne désirant justifier de son aptitude à utiliser avec efficacité le français dans la plupart des situations sociales et professionnelles, y compris dans des situations de responsabilité.

Il répond aux besoins des candidats qui poursuivent l'un des trois objectifs ci-dessous :

  • travailler dans une entreprise ou une institution qui entretient des relations régulières avec des partenaires francophones
  • suivre efficacement un enseignement supérieur en français, dans une spécialité en rapport avec le monde des affaires (commerce, gestion, économie, administration d'entreprise, etc.)
  • poursuivre leur perfectionnement en préparant le diplôme de français professionnel AFFAIRES C2 (DFP AFFAIRES C2)

DFP AFFAIRES C1 valide une compétence en français de niveau C1 sur le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (CECRL) . Il correspond approximativement à 600 heures d’apprentissage.

Il certifie une compétence d'autonomie en français, qui permet à l'utilisateur de communiquer à l'écrit et à l'oral, avec une grande aisance et confiance dans la plupart des situations en prenant en compte les normes sociales et professionnelles, les contraintes hiérarchiques et les registres de langues adéquats.

De l'autre côté de la barrière

Dans tous les examens auxquels j'ai participé depuis que je suis né, j'ai toujours joué le rôle du candidat stressé. Pour la première fois, on m'a offert l'opportunité de prendre la place de l'examinateur. Privilège de l'âge ou de l'expérience, j'ai joué le jeu à 100%. Et cela non pas pour la modeste retribution perçue pour ce job, mais vraiment par curiosité et envie de découvrir un secteur éducatif qui m'est totalement inconnu.

En équipe avec une professeur de Français de l'Institut, nous avons donc auditionné les candidats toute l'après-midi. En dehors du réel plaisir qu'on peut avoir d'échanger avec des étrangers qui ont fourni des heures d'effort pour apprendre votre langue maternelle, j'ai également réalisé que l'absence du stress accompagnant plutôt les candidats était largement compensé par une certaine empathie.

Quelle souffrance de voir une candidate parfois sombrer dans une phrase dont on sait d'avance qu'elle n'aura ni signification, ni fin ! Elle va chercher ses idées, ses mots, va vous laisser observer les anges qui passent, puis attend désespérement une perche pour se sortir de ce bourbier oral.

Non seulement il faut parler en Gaulois (presque) parfait, mais sur des sujets autrement plus complexes que la météo ou le trafic routier. Ici on analyse des textes qui parlent de la Crise, du FMI, de marques déposées ou de marketing/publicité.

Bref, la route est longue pour maîtriser le français, et tous ces élèves ont bien du mérite d'emprunter ce chemin. Il a néanmoins fallu sanctionner lorsque c'était nécessaire, car les critères de sélection sont stricts et requièrent une intransigeance totale.

Idées business

Et c'est en discutant avec le personnel de l'Institut que j'ai pu observer leurs méthodes de fonctionnement, les outils informatiques qu'ils utilisent pour gérer leurs 1200 élèves.

J'ai alors découvert à ma grande surprise que la majorité des Instituts Français et des alliances françaises dans le monde utilisent un outil de gestion de membres/cours unique, développé par un prof-informaticien basé en République Tchèque. Baptisé Hanaf, c'est un produit maison, développé par une seule personne, et totalement adapté à l'usage de ces organisations.

Quelle idée géniale il a eu ! Plutôt que de lutter contre des SSII sur des projets informatiques classiques, pour lesquels il n'aurait eu aucune chance de développer une activité autonome, il a tout simplement créé son propre marché en inventant cet outil pour les besoins de son alliance française locale, puis il a commencé à démarcher petit à petit de nombreux centres français à travers l'Europe et le monde pour leur proposer de l'adopter.

Résultat : 41 établissements dans 16 pays lui louent son serveur à l'année, ainsi que des prestations de formation à l'outil. il n'a aucune concurrence sur le secteur, bien trop spécialisé. Et il a déjà une telle avance au niveau implantation que personne ne viendra lui prendre sa place. Tout le monde est déjà dépendant de lui, et il doit en vivre confortablement. C'est bien mérité !

Voilà pour moi une belle réussite, qui force l'admiration. Et surtout un exemple typique d'entreprenariat que j'aimerais suivre : utiliser ses passions et ses compétences pour vendre des prestations régulières (abonnement) et des services à la carte (formation).

Je ne crois pas aux coïncidences. Et comme depuis deux semaines, j'ai justement commencé à mettre en place un business suivant ce double principe, je prends cette rencontre comme un signe d'encouragement. Je ne souhaite pas en dévoiler plus sur mon idée pour le moment car j'aspire, moi aussi, à prendre un pas d'avance sur ceux qui pourraient être tentés de l'exploiter. Je ne connais en effet personne qui offre cette future prestation.

Tout ce que je peux vous dire, c'est que ce projet concerne l'e-commerce, comme vous avez pu le sentir avec le thème de mes derniers billets.

Réfléchissez à cet exemple, et demandez-vous si vos connaissances, vos passions et votre expérience ne pourraient pas converger en un point précis. Je suis certain qu'Hanaf a débuté de cette manière…

Les liens

Diplôme de français professionnel AFFAIRES C1 (site de la CCIP)
Institut français de Bulgarie
Hanaf – logiciel de gestion d'établissement d'enseignement

 

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5 thoughts on “Mon job du jour : jury à l’Institut Français de Bulgarie

  1. La langue.
    Concernant la Bulgarie je constate toujours que les bulgares parlent nettement mieux le français qu’ils ne l’écrivent. Pourtant l’aspect enseignement empirique semble dominer largement, mais je peux me gourer de n’avoir constaté que cela. Il m’est arrivé de répondre à des demandes de correction (mise en forme) de devoir en économie par exemple. Je suis totalement incapable de savoir pourquoi « ils » arrivent à parler aussi bien et écrire nettement moins bien. Concernant l’écrit mon usage quotidien me fait « avaler » des translittération souvent approximatives à cause de la différence de culture. Il est peut-être plus aisé de savoir parler par mimétisme que de rédiger avec tout ce qui sou-tendu d’acquis franco-français. Ce n’est pas un reproche mais un constat entre deux pays.

    Bulgasuisse.
    La Bulgarie est un eldorado pour ce que l’on peut y faire, mais pas forcément de la façon que l’on pourrait espérer. Pour faire très court moi qui en suis incapable, j’invite à considérer la Bulgarie comme la Suisse et rien de moins. La Suisse ne produit « rien » en quelque sorte, mais sert de plate-forme technique financière ou juridique tournée vers l’étranger grâce à une fiscalité avantageuse. Il est donc tout à fait judicieux de s’implanter en Bulgarie (TVA 20%, fiscalité 10% maxi) qui met le pays en concurrence directe avec la Suisse. Il est vrai qu’il faut savoir faire cohabiter Bulgarie/Bulgaristan/Bulgasuisse.
    La Bulgarie en tant que telle est vraiment un micro-marché, autre similitude avec la Suisse, sauf qu’un « pauvre » en Suisse serait riche en Bulgarie. pourquoi ne pas considérer aussi le pays comme un incubateur de startup si la cible est à l’étranger. Il faut donc orienter ses ventes ailleurs qu’en Bulgarie !

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