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Travailleur nomade en freelance : est-ce vraiment possible ?

Travailleur nomade en freelance : est-ce vraiment possible ?

Cinq mois. Cela fait déjà seulement cinq mois que je me suis orienté vers une activité "nomade", qui exclut toute notion de contrainte physique.

Comme je l'avais évoqué dans de précédents articles, les impératifs liés à ma vie privée ont fortement influencé mes choix professionnels.

Exit donc la recherche d'emploi local, puisque j'aimerais être indépendant physiquement et pouvoir choisir tout autre lieu de résidence que Sofia, où je vis actuellement. Je ne cherche pas à fuir à tout prix, mais juste m'offrir un choix, que je pourrai saisir au moment venu.

Exit aussi, et un peu à contre coeur je dois l'avouer, mes boutiques e-commerce. S'affranchir de contraintes physiques signifie abandonner tout business impliquant gestion de stocks physiques et d'expédition/livraison de commandes. Alors mes boutiques en ligne sont encore actives bien sur, mais leur activité a largement chuté et je n'investis plus en publicité pour les médiatiser comme je le faisais avant.

Abandonner peu à peu un business qu'on a construit pendant plusieurs années avec passion peut vous déchirer le coeur. Pourtant, savoir tourner la page d'un business, parce qu'il n'est plus viable, ou qu'il entrave vos objectifs principaux, reste une qualité essentielle pour tout entrepreneur qui souhaite réussir. Et cela à tous les niveaux, qu'on dirige une multinationale, ou bien uniquement sa propre personne.

Mes projets, mes amours,…

Depuis cinq mois donc, je focalise mes forces essentiellement sur des activités "nomades". J'entends par là des projets sur lesquels je peux travailler de n'importe où dans le monde, pourvu que j'ai accès à un ordinateur et une connexion internet au minimum.

Pendant un temps, j'ai tenté de proposer mes services à des sociétés françaises, en tant que salarié télétravailleur. Je crois que je les ai un peu effrayés, lorsque j'ai compilé dans un même email les mots "télétravail, distance, Bulgarie, optimisation, économie et avant-garde"… C'est en tout cas ma seule conclusion plausible pour expliquer leur silence.

J'ai vérifié plusieurs fois mon filtre antispam, et je n'y ai trouvé aucune réponse perdue de ces sociétés, même pas une simple demande d'informations complémentaires.

Je pensais que leur curiosité serait piquée un minimum, et que leur domaine d'activité (le Community Management et développement web) leur permettrait de penser différemment des modèles rigides décrivant le monde du travail, tels qu'on nous les inculque dès l'école primaire en France (je veux te voir en costume et te toucher avant de te payer). Bah non, ils sont toujours aussi coincés !

Comme un mal pour un bien, cet épisode d'échec relatif m'a permis de mieux rebondir pour tester d'autres possibilités dans le travail nomade. Si je dois sacrifier la stabilité d'un emploi "fixe" (par contrat en tout cas), autant tirer profit d'une situation plus incertaine mais qui colle réellement à l'image du travailleur nomade.

J'ai fait le tour du web, puisque c'est la plaque tournante du milieu nomade. Et j'y ai donc trouvé 2 approches différentes chez les travailleurs nomades les plus nombreux.

Pour vivre de leur activité nomade, ils travaillent soit :

  • En freelance pour des clients divers
  • Pour eux-mêmes en vendant leur propre produit, qu'il s'agisse de service, de formation ou de produit digital type ebook

Je teste donc en parallèle ces deux variantes depuis quelques mois. Pas facile car elles requièrent un temps fou pour être performant.

Travailleur virtuel, c'est du concret !

C'est donc en m'appuyant sur mes connaissances et mon expérience en graphisme, développement et web que je me suis créé un profil sur diverses plateformes pour freelances. De Odesk à Elance, il en existe une dizaine et il est nécesaire de payer un petit abonnement pour pouvoir postuler aux demandes de projets postées par les employeurs.

Il faut parler anglais et ramer dur au début. Au bout de quelques semaines, je n'y croyais plus d'ailleurs. Normal car tant que votre profil reste vierge, personne ne veut se risquer à vous faire confiance…

Puis j'ai fini par décrocher un tout petit projet, et mon profil de freelancer est devenu soudainement crédible, avec des jolies étoiles et un feedback ultra positif.

A partir de là, les projets se sont enchainés, dans divers domaines, les employeurs ont réellement confiance en moi, certains me contactent pour le proposer directement un job, et je finis même par refuser certains contrats par manque de temps ! En quelques mois, j'ai déjà réalisé 4 sites internet, participé au développement de 3 autres, géré la rédaction de contenus de 3 blogs et de 4 sites.

Travailler en freelance à domicile pour des projets différents chaque jour, c'est passionnant, mais peu lucratif si on ne souhaite pas bosser 10 heures par jour.

Voilà pourquoi je continue d'entretenir mon projet personnel. Je le développe petit à petit sur le minimum de temps que je m'octroie chaque semaine pour lui. En relisant mon CV Facebook, j'ai constaté l'étendue de mes connaissances. Graphisme, développement web, marketing, SEO, tout converge vers l'ecommerce. Et c'est sans fausse modestie que je pense pouvoir transmettre ce savoir.

Je développe un plan de formation en ligne à l'ecommerce, que je compte lancer dans les mois qui viennent. Pas question de promettre richesse et vie de rêve, mais tout simplement l'ensemble des techniques que j'ai acquises, les erreurs et difficultés que j'ai rencontrées, les meilleurs plans, etc…

Le bilan

Au bout de quelques mois d'activité, mon choix semble judicieux. Je conserve une totale autonomie, qui compense largement le manque de stabilité de la situation.

Je crois maintenant tellement dans ce mode de vie que je viens d'investir dans un laptop de course sur lequel j'ai rassemblé tous mes projets. Me voilà officiellement un "Digital nomad" !

Et pour la première fois, je peux goûter aux joies de la vie de travailleur nomade. De passage sur Paris dans la famille, il m'a suffi d'emporter mon laptop, et m'installer dans le jardin pour continuer de travailler d'une façon totalement transparente pour mes clients.

Cette liberté change beaucoup de choses. Je n'ai pas pour ambition de traverser le monde avec mon laptop. Le trip Pékin-Express, très peu pour moi…

Mais avoir la possibilité de passer 3 semaines n'importe où dans le monde sans sacrifier ses revenus, et être prêt à déménager à tout moment sans la galère et l'angoisse de la recherche d'emploi, ça n'a pas de prix !

Je suis conscient que ce mode de vie ne convient pas forcément à tout le monde, surtout si on a été formaté dans le moule du salariat français classique (la matrice comme l'appelle Charles, fidèle lecteur de ce blog).

Mais avez-vous déjà envisagé de devenir un travailleur nomade ?

Si oui, qu'est ce qui vous a empêché de franchir le pas ?

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8 thoughts on “Travailleur nomade en freelance : est-ce vraiment possible ?

  1. L’insoutenable légèreté du mercenaire.
    C’est ce que beaucoup vivent en donnant l’apparence de ne pas en foutre une ramée, en passant tout son temps devant son PC.
    Le titre dit tout ici, lorsque les gens croient que l’on ne fait rien alors qu’on se creuse la tête tout le temps.
    J’ai fini par nomadiser chez moi de la chambre au séjour afin de déranger et que l’on me voit (enfin) travailler. Autrement je nomadise dans les hôtels et aéroports à l’occasion.
    Cela fait un paquet d’années que je travaille seul ou dans un contexte d’association en immobilier. La pression est d’autant plus forte qu’au début je gagnais de l’argent qu’une fois par an, en janvier ou en décembre… Puis les volumes ont changé et les mois sont devenus années. Autant dire que je ne considère rien comme acquis jusqu’à la signature et l’encaissement!.
    Je confirme que l’on est toujours à la recherche de l’affaire suivante, comme toi tes contrats.
    J’ai virtualisé mon activité tout en restant très présent sur un secteur localisé au sud avec l’immobilier Bulgarie. Au point de réaliser à trois ce que nous faisions encore à neuf il y a pas trop longtemps et, depuis trop longtemps.
    Ceci dis je suis pétochard et travaille avec deux PC que je synchronise souvent avec un DD externe. Je ne peux me permettre la panne avec mon outil de travail en passant régulièrement de l’un à l’autre comme un trapèze. je suis un peu hypocondriaque du PC.
    Pour décomplexer s’il en était besoin ceux qui rament ou commenceraient leur vie de rameurs solitaires deux propos ; 1/ un jaloux qui avait lui un livre et voulait me convaincre d’avoir atteint mon « seuil de compétence ». Mais toute sa vie il avait galéré pour finir moyennement aisé mais toujours travaillant. 2/ Son apport est venu un jour en rapportant un propos d’un ancien, lui l’étant amplement ; « lorsqu’on a gagné de l’argent (en affaire), c’est qu’on sera capable d’en gagner encore ». Que la force et l’endurance soit avec chacun!

  2. Bonjour et merci pour cet article qui renforce encore un peu ma conviction que j’ai fait le bon choix… je souhaite me lancer moi aussi d’ici peu dans le travail « nomade » (même si dans un 1er temps ça sera surtout à la maison ;)), blogs, affiliation, création et vente de mes propres produits etc… mais sur tous les blogs que je lis en ce moment, personne ne précise son statut juridique pour facturer des produits ?
    Es-tu en auto-entrepreneur ? en portage salarial ? en entreprise individuelle ?
    merci d’avance de ta réponse :)

    • Bonjour Julie,

      Etant expatrié, j’ai choisi l’option classique de société, l’équivalent d’une SARL pour la France.

      Ceci dit, le statut d’auto entrepreneur semble très intéressant pour les services numérique, car il est très avantageux quand on a des coûts de fonctionnement réduits, peu de stock ou d’investissement.
      Bref, ce statut semble idéal pour se lancer, avec une activité à domicile, pour tester le marché par exemple.
      Il semble par contre nécessaire d’évoluer ensuite vers une structure plus solide car les limitations de l’AE finissent vite par vous bloquer.

      Bon courage

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